kwame nkrumah : chute

kwame nkrumah : chute
La chute economique
Entre 1960 et 1965, les prix du cacao sur les marchés internationaux ont connu une chute très brutale, entraînant avec eux les réserves ghanéennes puisque, malgré la volonté de Nkrumah, le pays était encore extrêmement dépendant du cacao.

Les prix ont connu une inflation brutale, près de 250% entre 1957 et 1965, dont 66% pour la seule année 1965.
La croissance qui a oscillé entre 9 et 12% jusqu'en 1960 a baissé jusqu'à 2-3% en 1965.
Pour couronner le tout, le chômage a connu une progression exponentielle.

La solution que Nkrumah adopta fut d'augmenter considérablement les impôts divers, achevant de mécontenter définitivement les plus pauvres franges de la société ghanéenne.


La chute politique


Nkrumah était convaincu de la justesse de sa pensée, et ne voulait souffrir aucun obstacle sur le chemin devant mener le Ghana et l'Afrique en général vers la prospérité. En conséquence, il a violemment écarté tout obstacle, réel ou perçu, vers cette destinée.

Il a commencé par retirer une bonne partie de leurs pouvoirs aux chefs traditionnels qui faisaient autorité depuis plusieurs centaines d'années dans ce pays des Akan.
Il devint rapidement obsédé par sa sécurité, notamment après deux tentatives manquées d'assassinat sur sa personne.

En 1964, il se décréta Président à vie, instaura le mono-partisme et dissout toutes les formations politiques. Il emprisonna un grand nombre d'opposants, dont J.B. Danquah avec qui il avait fait équipe dans l'UGCC.

Pour se justifier : « même un système basé sur une constitution démocratique peut être contraint, dans la période suivant l'indépendance, à des mesures de type totalitaire

Coupé du peuple, Nkrumah devint de plus en plus impopulaire au sein de ces masses laborieuses qui l'avaient porté au pouvoir.

Ce qui devait arriver arriva. Le 24 Février 1966, alors que Kwame Nkrumah se trouvait en voyage officiel au Vietnam, à l'invitation d'Ho Chi Min, un coup d'état éclata, mené par le colonel Emmanual Kwasi Kotoka. Le parlement fut dissous, le parti de Nkrumah, le CPP fut interdit, et Nkrumah lui-même fut banni.

Le reste de la vie de Nkrumah fut donc passé en exil, et c'est à Bucarest en Roumanie qu'il mourut, le 27 Avril 1972.

Son aura fut finalement ternie par les dernières années de son règne, mais pour beaucoup, Kwame Nkrumah restera un visionnaire, l'un des tous premiers à avoir vu la force que pouvait représenter une Afrique unie, qui aurait pu enfin devenir une puissance économique auto-dirigée, et non plus une simple pourvoyeuse de matières premières pour le riche occident.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 27 janvier 2006 18:51

Modifié le samedi 07 juillet 2007 02:16

kwame nkrumah discour

kwame nkrumah discour

« Divisés nous sommes faibles. Unie, l'Afrique pourrait devenir, et pour de bon, une des plus grandes forces de ce monde. Je suis profondément et sincèrement persuadé qu'avec notre sagesse ancestrale et notre dignité, notre respect inné pour la vie humaine, l'intense humanité qui est notre héritage, la race Africaine, unie sous un gouvernement fédéral, émergera non pas comme un énième bloc prompt à étaler sa richesse et sa force, mais comme une Grande Force dont la Grandeur est indestructible parce qu'elle est bâtie non pas sur la terreur, l'envie et la suspicion, ni gagnée aux dépends des autres, mais basée sur l'espoir, la confiance, l'amitié, et dirigée pour le bien de toute l'Humanité ».
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 27 janvier 2006 18:51

genocide

genocide

La definition du genocide ce n'est pas ce qui compte mais la mort d'hommes et des femmes innocentes tués pour ce qu'ils sont et n'ont pour ce qu'ils font. Dans tous les cas, il y a un responsable, un planificateur qui dans la mesure ou il tue pour obtenir gain de cause est a proprement parler tueur,genocidaire. Les congolais savent que L.D.Kabila n'est pas un dictateur, c'est un nationaliste souverainiste. Une enquete de l'ONU n'aurait pas changer grand chose. la preuve c'est que depuis que l'ONU est au Congo la securite de la region va de pire en pire. L'ONU est tout simplement une caisse de resonance des puissances qui pillent les richesses de la région en prenant des casques bleus des pays pauvres pour couvrir les opérations ehontées. Un autre genocide se prepare a l'est du Congo-Kinshasa.Qui peut l'arreter?

Au rwanda, en arménie, et en allemagne c'etaient des génocides la traites négriere pour moi est un génocide qui devrait etre reconnu internationnalement comme un crime contre l'humanité. mais pour ce faire il faudrait trainer les "traiteurs devant des tribunaux, et ces traiteurs vous memes vous savez qui ils sont, et ils n'ont aucune envie de reconnaitre ca. ils condamnent sans problemes mais reconnaitre leurs actes n'est pas de leur portée...

pour ceux qui savent un peu au burundi je me demandais pourquoi les vagues de massacres n'etaient pas considérés comme genocides, etant donné que des millionsde hutus ont été massacré depuis les années 70 sous le simple prétexte qu'ils étaient hutu. la reponse est simple, cest la meme que (plus ou moins) que pour la traite négriere, les auteurs de cescrimes sont les défendeursde l'information, et qui détient l'information détient le pouvoir. ils peuvent faire croire n'importe quoi a n'importe qui (cfr ONU).

# Posté le vendredi 27 janvier 2006 19:02

Modifié le samedi 07 juillet 2007 03:45

lumumba R.I.P. (et ouai encore lui)

lumumba R.I.P. (et ouai encore lui)
Le quarante-cinquième anniversaire de l'assassinat de Patrice Emery Lumumba tombait le 17 janvier.

Premier Premier Ministre du Congo-Kinshasa et leader du MNC, Patrice Lumumba est cet apprenti politicien que dévora le zèle de la nation congolaise. Avant son assassinat le 17 janvier 1961, sachant que ses jours étaient désormais comptés, Lumumba, dans une lettre-testament à sa femme Pauline, griffonna comme un murmure ces paroles qui coupent le souffle: "

L'histoire dira un jour son mot, et ce ne sera pas l'histoire qu'on enseignera aux Nations-Unies, Washington, Paris ou Bruxelles, mais celle qu'on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et ses fantoches. L'Afrique écrira sa propre histoire et elle sera, du nord au sud du Sahara, une histoire de gloire et de dignité." Le poète Tchicaya U Tam'si, du Congo-Brazzaville, celui-là même qui, en août 1960, avait traversé le fleuve Congo et s'était mis au service de Lumumba, dont il reçut la direction du quotidien Congo, compara le héros national du Congo au Joseph de la Bible, "vendu par ses frères pour quelques deniers" (Le ventre, Paris, Présence Africaine, 1964, 19). Ce Lumumba, dont les missionnaires passionnistes ont voulu naguère faire un catéchiste, Jean-Paul Sartre a dit qu'il demeurera dans la conscience africaine "comme une exigence qu'ils ne peuvent ni remplir ni écarter". C'est cette stature d'un personnage-symbole que soulignait également le philosophe français lorsqu'il affirmait que par sa mort, Lumumba a cessé "d'être une personne pour devenir l'Afrique tout entière". La force d'un symbole est dans ce qu'il donne à penser. Pour Jean-Paul Sartre, Lumumba "représentait, vivant, le refus rigoureux de la solution néocolonialiste" ("Préface" à La pensée politique de Patrice Lumumba, Paris, Présence Africaine, 1963).


c'est incontestablement, mon leader africain préféré, son histoire devrait etre enseigné a tous les eleves d'afrique et d'ailleurs, un martyr il n'y a pas d'autre mots.
Je me demande souvent ce que serait devenu le congo si il etait rester au pouvoir?
ce sont des hommes comme lui dont l'afrique a besoin...



Ce n'est pas ma personne qui compte, c'est le Congo
Patrice Lumumba

# Posté le vendredi 27 janvier 2006 19:08

Modifié le vendredi 27 janvier 2006 19:24

va dire a toubab

va dire a toubab
lire l'arcticle Délit de Sale Gueule sur un célèbre Avocat de notre Communauté
BAVURE POLICIÈRE


"Il faudrait dire à Toubab , que nous ne sommes pas des « hommes de couleur » mais des « hommes ». Même si on admettait que Toubab avait une couleur blanche (ce qui n'est pas le cas), cela ferait de lui aussi un homme de couleur si on suivait cette logique imbécile. Il faudrait aussi de temps en temps rafraîchir la mémoire de Toubab : l'Afrique est le berceau de l'Humanité. Et lorsque du côté de l'Afrique (le continent noir), il y avait les premiers homo sapiens, l'Europe et l'Asie étaient désertiques. Si il devait avoir un homme par excellence, il serait donc l'Africain. Mais nous ne revendiquons pas cette « excellence » pour ne pas tomber dans les mêmes travers que Toubab raciste. Pourtant lorsque dans la vallée du Nil commençaient à fleurir des Civilisations nègres, où en était l'Europe ? l'Asie ? Je n'ose même pas dire, où en était la Grèce et encore moins la Gaule !? Et en disant tout cela, je fais preuve de rigueur scientifique et non de racisme. Je veux aussi montrer à Toubab xénophobe l'étendu de son ignorance. Donc Toubab raciste, lorsque l'on ne se connais pas, vous me respectez : on dit « VOUS » et non « TU ».


"Qui oubliera qu'à un Noir, on disait "tu", non certes comme à un ami, mais parce que le "vous" honorable était réservé aux seuls Blancs." lumumba

# Posté le vendredi 27 janvier 2006 19:18

Modifié le samedi 07 juillet 2007 03:45